Si l’élevage du pigeon demande beaucoup d’observation il ne faut pas
oublier non plus qu’il demande de l’expérience avant d’en parler et de noter
les avantages et les inconvénients pour y faire une conclusion et prendre la
meilleure solution possible

D’abord la construction qui va d’une simple caisse de bois avec des
matériaux récupérés ici ou là, quelques clous et une forme géométrique aux
dimensions adéquates : voilà un nid réalisé pour les gros pigeons (mondains,
strassers), du sur-mesure. Il y a aussi les nids ronds en terre cuite qui
gardent bien la chaleur des parents ; les nids du commerce en cellulose à usage
unique, les nids de « vasques de fleurs » un peu trop profonds et
qu’il faudra garnir davantage ; les
nids en plastiques, plus coûteux, moins fragiles et qui se nettoient facilement
; la caisse de mandarines récupérée en saison ; la boîte à chaussure ; la
vieille marmite qu’on ne veut pas se séparer et qui plait à ce couple !
Pensez d’ores et déjà à doubler vos quantités de nids dès le début de
l’élevage de façon à intervertir les nids lorsque la nichée croît et que les
parents veulent pondre à nouveau
J’ai tout essayé :
Le sable : j’en mets dans mes gros nids pour le rendre
moins profond mais je rajoute d’autres matériaux. Il offre d’autres avantage,
notamment de garder la chaleur, d’éviter la casse des œufs comme chez le
mondain, le strasser…, et absorbe bien l’humidité de la fiente, tout en aidant
les jeunes à se positionner surtout pour le bréchet, la patte de travers.
Les épines que je ramasse sur ma pelouse grâce à un pin planté là
; tous mes tambours l’acceptent mais
toutes les petites races les rejette ; même si l’odeur pourrait aider à y faire
fuir les petits insectes « planqués » sous la plume.
La paille, le foin : beaucoup l’utilisent mais il faut
sans cesse le recouper afin qu’ils rentrent dans le nid sans déborder, sinon
tout est sorti et le foin avec les fientes pourrit plus vite et laisse une
odeur.
La sciure ou copeaux de bois : trop légers, s’envolent dès que l’oiseau repart ; et il faut en
trouver ! À moins de demeurer proche d’une scierie ; le seul avantage est en
complément d’un bon matelas-amortisseur, sans oublier de l’ajouter avec
d’autres matériaux.
La fiente : oui j’ai
bien dit l’étron de pigeon. Savez vous, et j’en suis moi-même surpris, beaucoup
d’éleveurs ne nettoient qu’une fois l’an les nids des pigeons et qu’une fois la
fiente sèche les pensionnaires aiment à re-couver dedans ? Alors que l’on
veille toujours au coryza, à la coccidiose, aux tiques et puces et bien
beaucoup de nids sont tellement sales, que la solution est bonne. Affaire de
goût ? Paraisse de nettoyer ? Nul ne peut juger si les résultats sont là ? Et
comme je le disais plus haut, il faut essayer et voir son compte. Cependant je
ne démords pas qu’au moindre incident avec la maladie : tout doit être nettoyé
!
La plume : je dirais
qu’elle n’a jamais été un matériau de nid, simplement un complément, un ajout.
Au printemps dernier, lors d’un sacrifice de mes vieilles poules, j’ai
volontairement glisser des rectrices, dans une de mes volières de pigeons
(texans, hubbels, sylverkings) afin de remarquer le comportement de mes
pensionnaires entrain d’aménager leur nid et j’ai été surpris de voir que très
peu en ont ramassé. Préjugé ?
L’aubiose : qui est
une litière 100 % naturelle et végétale, qui respecte l’environnement ; taux
d’absorption de 600 % (liquide et odeurs) mais pas trop facile à trouver dans
toutes les régions.
Le gazon de la pelouse, qui dans toutes mes expériences plait
beaucoup mieux et ce dans toutes les races (lourdes, moyennes et petites) mais…
me diriez-vous tout le monde n’a pas de pelouse ? Certes mais c’est très facile
à trouver. Interrogez les services techniques de votre mairie ils vous en
offriront volontiers, ne serait-ce que pour s’en débarrasser.
Pensez à bien l’étaler sur du carton afin de bien le sécher, puis le
lendemain vous retournez le tout pour sécher le gazon du dessous. Au bout de
trois jours de séchage vous le stocker dans des sacs papiers que vous aviez pris
la peine de garder (notamment les sacs de grains, de granulés) ; vous entassez
le gazon sec dans ces sacs que vous garder à l’abri, dans un endroit sec.
Pensez à en garder pour l’hiver
Au cours de vos visites du pigeonnier, vous pourrez ajouter une poignée
de gazon sec où il y en manque et bizarrement vous remarquerez que cette
litière ne s’envole pas au départ du
pigeon qui quitte son nid et que personne ne le retire ! Sans oublier que
lorsqu’il sera mélanger aux fientes, vous obtiendrez un bon humus pour le
jardin
Quoi qu’en disent les négatifs, le gazon reste pour moi la meilleure
litière pour les nids des pigeons.
Essayez-le et je suis sûr que vous l’adopterez !!!