
A l’origine, le pigeon a les métatarses et les doigts nus. Bien que cet
ensemble constitue le pied, on a coutume de dire que dans ce cas, l’oiseau a
les pattes lisses.
Des mutations savamment exploitées ont fait que chez certaines races,
les pattes sont entièrement recouvertes de plumes, cet emplumement se
présentant sous trois formes principales :
C’est évidemment la sélection qui a créé ces différences.
Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, la transmission
héréditaire du caractère « pattes emplumées » se fait suivant un
processus de dominance partielle ou de récessivité incomplète.
Ainsi, si on pratique le croisement pattes emplumées X pattes lisses,
on n’obtient en première génération (F1) que des sujets dont les pattes sont
faiblement emplumées par rapport à l’ascendant aux tarses couvertes. Si ces F1
sont accouplés entre eux, ils donnent 50 % de produits dont les pattes sont
emplumées comme les leurs (c’est-à-dire faiblement), 25 % dont les pattes sont
bien emplumées et 25 % dont les pattes sont lisses.
Si un F1 est accouplé avec un pigeon à pattes bien emplumées, ils
donneront 50 % des sujets à pattes emplumées, et 50 % des sujets à pattes
faiblement emplumées.
Si un F1 est
accouplé avec un pigeon à pattes lisses, on obtiendra 50 % des sujets à pattes
faiblement emplumées et 50 % des sujets à pattes lisses.